L'essentiel en bref
- La norme EN ISO 20471 classe les vêtements haute visibilité en 3 classes selon la surface de matière fluorescente et de bandes rétroréfléchissantes.
- En Suisse, le port de vêtements de signalisation est obligatoire pour toute personne travaillant dans l'espace routier public (Suva).
- Pour les travaux routiers, on utilise en pratique les classes 2 et 3 ; la classe 3 s'impose quand la vitesse, la durée d'exposition ou le manque de visibilité augmentent.
- Un pantalon classe 1 + une veste classe 2 peuvent former un ensemble classe 3 s'ils sont certifiés ensemble.
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Sommaire
- Que dit la norme EN ISO 20471 ?
- Classes 1, 2 et 3 : les surfaces minimales
- Ce qu'exige la Suisse pour les travaux routiers
- Combiner les vêtements pour atteindre la classe 3
- Jaune, orange ou rouge : quelle couleur choisir ?
- Quels métiers sont concernés ?
- Lavage, durée de vie et personnalisation
- Questions fréquentes
Sur la route, dans un dépôt ou sur un chantier où circulent des engins, être vu à temps peut sauver une vie. Les vêtements haute visibilité ne sont pas un accessoire : ce sont des équipements de protection individuelle soumis à une norme précise. Voici comment choisir la bonne classe, rester conforme aux exigences suisses et équiper vos équipes toute l'année.
Que dit la norme EN ISO 20471 ?
La norme EN ISO 20471 définit les exigences des vêtements de signalisation à haute visibilité : couleur et surface de la matière fluorescente (visible de jour), surface et performance des bandes rétroréfléchissantes (visibles de nuit dans les phares) et disposition de ces éléments sur le vêtement.
Elle remplace l'ancienne norme EN 471. Le pictogramme montre un gilet, accompagné d'un chiffre indiquant la classe (1, 2 ou 3). Si le vêtement est certifié pour un nombre limité de lavages, ce nombre figure aussi sur l'étiquette.
Classes 1, 2 et 3 : les surfaces minimales
La classe dépend uniquement de la surface visible de matières fluorescentes et rétroréfléchissantes : plus la surface est grande, plus la classe est élevée.
| Classe | Matière fluorescente | Bandes rétroréfléchissantes | Exemples de vêtements |
|---|---|---|---|
| Classe 1 | ≥ 0,14 m² | ≥ 0,10 m² | Pantalon, bermuda, t-shirt avec bandes |
| Classe 2 | ≥ 0,50 m² | ≥ 0,13 m² | Gilet, t-shirt, polo, sweat, softshell |
| Classe 3 | ≥ 0,80 m² | ≥ 0,20 m² | Veste ou parka à manches longues, combinaison, ensemble veste + pantalon |
Attention : une même référence peut changer de classe selon la taille. Un vêtement en taille S, plus petit, peut n'atteindre que la classe 2 alors que la même veste en taille L atteint la classe 3. La classe de chaque taille est indiquée dans la notice.
Notre sélection haute visibilité
Ce qu'exige la Suisse pour les travaux routiers
Selon la Suva, le port de vêtements de signalisation est obligatoire pour toutes les personnes travaillant dans l'espace routier public. Le choix entre la classe 2 et la classe 3 dépend de la durée de séjour sur place, de la vitesse maximale autorisée et des conditions de visibilité.
- Classe 2 : travaux de courte durée, trafic lent, bonne visibilité.
- Classe 3 : trafic plus rapide, présence prolongée, travail de nuit, au crépuscule, par brouillard ou sous la pluie.
Dans la pratique, la classe 1 seule ne suffit pas pour travailler sur la voie publique : elle sert à compléter une autre pièce, par exemple un pantalon porté avec une veste de classe 2. Hors de la route (dépôts, entrepôts, chantiers avec engins), c'est l'évaluation des risques de l'entreprise qui fixe la classe nécessaire.
Le conseil de notre atelier : pour les équipes qui interviennent régulièrement sur la route, nous conseillons de standardiser la classe 3 sur les vestes et parkas : ainsi, personne ne se retrouve sous-équipé lors d'une intervention imprévue de nuit ou par mauvais temps.
Combiner les vêtements pour atteindre la classe 3
Deux vêtements de classes inférieures peuvent former un ensemble de classe 3, à condition que le fabricant l'ait testé et l'indique dans la notice. La combinaison la plus courante : un pantalon de classe 1 ou 2 avec une veste de classe 2. Choisir des pièces de la même marque et de la même gamme est la façon la plus simple de garantir la conformité de l'ensemble.
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Jaune, orange ou rouge : quelle couleur choisir ?
La norme admet trois couleurs fluorescentes : le jaune, l'orange et le rouge. Le jaune est le plus visible de jour et en milieu urbain. L'orange se distingue mieux dans un environnement vert (bords de route, paysagisme) ou enneigé. Certaines entreprises choisissent une couleur par rôle pour identifier les équipes d'un coup d'œil. Les parties non fluorescentes (marine, gris, noir) sont autorisées tant que les surfaces minimales sont respectées.
Quels métiers sont concernés ?
- Travaux publics, génie civil et marquage routier ;
- Maçons en génie civil et encadrants de chantier ;
- Paysagistes et services de voirie ;
- Échafaudeurs travaillant en bordure de voie ;
- Logistique, quais de chargement, aéroports, services de dépannage.
Haute visibilité pour l'hiver et la pluie
Lavage, durée de vie et personnalisation
Un vêtement haute visibilité délavé ou sale n'est plus conforme : la couleur fluorescente et les bandes perdent leur efficacité avec les lavages et l'usure.
- Respectez le nombre maximal de lavages indiqué sur l'étiquette.
- Remplacez le vêtement si la couleur a pâli, si les bandes sont craquelées ou décollées, ou si le tissu est taché de façon durable.
- Pour la personnalisation, la surface du logo ne doit pas réduire les surfaces minimales de la classe. Placez-le sur une zone non fluorescente ou de petite taille, de préférence en transfert DTF ou en broderie légère.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre la classe 2 et la classe 3 ?
La classe 3 exige davantage de surface fluorescente (0,80 m² contre 0,50 m²) et de bandes réfléchissantes (0,20 m² contre 0,13 m²). Elle couvre généralement le torse, les bras et les jambes.
Un gilet haute visibilité suffit-il sur la route ?
Un gilet atteint au mieux la classe 2. Il convient pour des interventions courtes avec un trafic lent ; pour un travail prolongé, rapide ou de nuit, il faut viser la classe 3.
Peut-on mettre son logo sur un vêtement haute visibilité ?
Oui, à condition que le logo ne réduise pas les surfaces minimales exigées. Notre atelier vérifie l'emplacement avant toute personnalisation.
Qui doit fournir les vêtements haute visibilité ?
Quand ils sont nécessaires pour la sécurité, ce sont des EPI : l'employeur doit les fournir et le travailleur doit les porter (OPA, art. 5 et 11).
Existe-t-il des vêtements haute visibilité pour l'hiver ?
Oui : parkas, vestes 3-en-1, softshells et pantalons de pluie existent en haute visibilité, souvent en classe 3.
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Sources et références : EN ISO 20471:2013+A1:2016 ; Suva, fiche thématique « Vêtements de signalisation pour les travaux dans l'espace routier public » ; OPA (RS 832.30), art. 5 et 11.
Article rédigé par l'équipe M.Y. Uniformes, spécialiste genevois des vêtements professionnels, des EPI et de la personnalisation textile. Mis à jour le 4 octobre 2026.